Aujourd'hui je suis arrivé au taf plein de bonne volonté, prêt à en découdre avec mon travail. Je m'installe devant mon ordi pour lire mes mails en pensant que mon boss m'a envoyé une tartine de boulot et là... surprise ! Comme vendredi pas de nouvelles de ma hiérarchie.

Je me demande où ils sont tous passé. Ca fait des semaines que j'ai rien fait et que j'ai vu personne, je ne sais même plus à quoi ressemble mon patron. Je commence à m'inquiéter, est-ce que la boîte a fermé et qu'on ne m'a rien dit, je pense pas, je reçois toujours mon chèque à la fin du mois.

Bref je décide donc de me diriger vers la machine à café histoire de taper la discute avec les meufs de la compta, parce que elle font pas grand chose elles non plus. Et là... c'est le drame. On est en période de bilan et elles tafent toutes à fond de ballon. Que faire ? Mes 10 minutes de sociabilité sont ruinées. Aujourd'hui je ne verrai aucun être humain j'en suis sûr.

Bon du coup je décide de retourner dans mon bureau pour faire semblant de travailler au cas où quelqu'un passerait. Je lis mes message sur JeMeFaisChierAuTaf, je mate les nouvelles vidéos, je fais une partie de Sonic, je lève la tête et PUTAIN il est seulement 11H. Définitivement cette journée va être longue.

Après moulte périgrinations sur JeMeFaisChierAuTaf, je décide qu'il est grand temps d'aller manger. J'appelle donc mon pote du 3ème pour lui demander s'il veut qu'on déjeune ensemble, "Impossible aujourd'hui, je croule sous le taf" qu'il me dit. Là c'est la merde, j'vais devoir encore bouffer tout seul. Bon qu'à cela ne tienne, je vais au resto seul, au moins y'a du monde là-bas en plus la serveuse est mignonne.

Y'a des jours où tout fout le camp, la serveuse est pas là, à la place y'a Roberto un italien qui fait des petits boulots à Paris pour financer son voyage. La bouffe est dégeu aujourd'hui, ils ont dû changer de chef. Je finis donc mes pâtes seul.

Je retourne au taf, direction machine à café. Toujours personne. Je remonte dans mon bureau et j'attends que quelqu'un m'appelle pour me demander de faire un truc. Bon je vous passe les détails, mais jusqu'à 17H rien ne se passe, et là au miracle, mon patron vient me voir pour me demander où j'en suis sur le dossier "COGIP" (un faux nom bien sûr). En me posant la question et en voyant l'expression sur mon visage, il se rend bien compte qu'il s'est trompé d'interlocuteur et me dit "Au pardon, c'est vrai que c'est Bernard qui s'occupe de ça" et il se barre. Pas le temps d'ouvrir la bouche. Je suis dég.

Bon faut voir le bon coté, plus qu'une heure à tirer. L'heure s'écoule, je ramasse mes affaires, j'éteins mon ordi et je me barre.

Une journée de passée... plus que 4 et c'est le week-end.