Je vous propose une petite ballade à Tokyo à travers ces quelques clichés pris lors de mes voyages, où j’ai délibérément choisi d’éviter les habituelles photos de temples et de grattes ciels, pour quelque chose d’un peu plus vivant, du moins je l’espère.
Commençons par prendre le métro…

Le métro japonais est propre, le métro japonais est rapide, le métro japonais est le métro idéal…à l’exception des heures de pointes (ou « loi de la sardine »). Des écrans indiquent où l’on se situe et quels sont les prochains arrêts, ainsi que la météo, et des pubs, beaucoup de pubs. Oui, l’idéal a un sale arrière goût de capitalisme parfois.
Petite digression au sujet des trains : les sièges sont amovibles. Vous ne supportez pas d’être dans le mauvais sens du train ? Une petite pression sur le bouton. Si vous êtes ingénieur à la sncf et que vous lisez ceci, je vous en prie, pensez-y.
Si le métro est si propre et si calme, c’est surtout en raison de ses usagers : propres, discrets, respectueux…de l’autre ? De l’ordre social plutôt. Ce qui explique les rues propres, le matériel non détérioré…Eloge du système japonais ? Pas vraiment : si la conscience de groupe rend la vie en société plus agréable, l’individu se noie dans la masse. On perd en individualité ce qu’on gagne en bien être social.

Ca doit pas être évident d’être un ado au japon…

Quoique : la jeunesse tokyoïte est sans conteste la plus délirante qu’il m’eut été donné de voir. Les jeunes sont excentriques, sont prêts à toutes les folies…puis rentrent dans le rang à un certain âge. Même s’il semblerait que de plus en plus se révoltent face à cette situation, et décident de continuer la fête en accumulant les petits boulots. Les sociologues doivent s’en donner à cœur joie.
Arrêtons nous un instant sur le cas particulier des ganguro : de jeunes japonaises bronzées à l’excès, blondes peroxydées, refusant les valeurs japonaises et préférant vivre « hors système ». Mouvement punk ? hippie? Rien d’aussi élaboré hélas : aucune critique sociale de fond, il ne s’agit que d’adolescentes paumées se complaisant dans la superficialité. Là encore, du pain bénit pour nos amis sociologues.

Harajuku, quartier de cette jeunesse tokyoïte, où l’on peut trouver des centaines de magasins de vêtements et surtout le yoyogi parc , où tout les week-ends se rassemblent les cosplayeurs (jeunes déguisés en héros de mangas ou de jeux vidéos) qui sont là pour….pour rien en fait : ils restent assis et se font photographiés, peut être dans l’espoir de se faire remarquer par un professionnel, je n’en sais rien. Certains valent le détour :


Des groupes jouent également de la musique tout au long du parc. Les musiciens s’éclatent, le public aussi…c’est vraiment chouette.


Une autre réalité côtoie ces parcs, symbolisée par des tentes bleues, où dorment les SDF. L’attitude des japonais par rapport aux SDF est très simple : il les ignore. Le phénomène est marginal, et très différent de ce que nous connaissons chez nous. Ils ne pratiquent pas la manche par exemple. Je pense que la plupart d’entre eux ont des petits boulots, mais ne gagnent pas assez pour louer un logement. Pour ce qui est des tentes, je suppose que c’est la municipalité qui leur fournit.

Curieux personnage croisé le long du parc…

Photo prise au yoyogi parc : j’aime le contraste crée par leurs tenues et les petites glaces – bleu pour le garçon, rose pour la fille.

Quelques photos en vrac :
Snoopy, Dark vador et des écolières…

Un salary man…

Ici, on peut semble-t-il faire l’amour avec poupées. Le japon est un pays formidable.

S’il commence à pleuvoir, tous les magasins mettent en place ces distributeurs de « sac pour parapluie ». C’est représentatif de toutes ces petites astuces qu’ont trouvé les japonais pour rendre la vie quotidienne plus simple. « C’est tout con mais fallait y penser », le leitmotiv japonais.

De la même façon, toutes les rues ont des pavés avec des signalisations pour les aveugles, qui leurs permettent de se diriger et de savoir s’ils arrivent devant un croisement, le métro,… Pas de photo, désolé.
Le romantisme kitch…il s’agit d’un distributeur à …cadenas. Vous achetez votre cadenas, vous écrivez un mot dessus ou vous y mettez une photo de votre couple…et vous fermez le cadenas sur les grilles prévues à côté de la machine. Comme me l’a fait judicieusement fait remarquer une amie, ils gardent les pieds sur terres : le cadenas est livré avec une clef.

Devant la plupart des restaurants, les plats proposés sont représentés en cire dans une vitrine à l'extérieure du bâtiment. On voit exactement ce qu'on aura dans son assiette une fois à l 'intérieur...

Disons nous au revoir sur ce drôle de bateau pirate, aperçu voguant sur la baie de tokyo…(pour les connaisseurs, il s’agit du bateau du manga « one piece »)

J’espère que cela vous a plu. Si vous souhaitez d’autres photos, des éclaircissements sur certains points, n’hésitez pas.